de Vincent Patigniez
Entre épuisement militant de devoir se battre sans cesse et se justifier toujours d’un côté, et l’exaspération face à une thématique soi-disant trop présente dans l’espace public de l’autre : tout le monde est fatigué.
Mais qu’est-ce que la fatigue de genre exactement ? Et que dit-elle de nos sociétés ?
Présentation de l’ouvrage
Sommaire de l’ouvrage
On en parle
La chose vraiment très réussie c’est votre usage, toujours fluide et à propos, des références et pensées d’autrui.
– Geneviève Fraisse
Ce court essai de Vincent Patigniez propose une conceptualisation de la « fatigue de genre » comme un double phénomène : d’un côté, l’épuisement des personnes minorisées (femmes, personnes LGBTQIA+, militant·es) confrontées aux stéréotypes, aux violences structurelles et à une charge pédagogique constante ; de l’autre, une « gender fatigue » portée par des individus dominants exprimant lassitude, rejet ou backlash face aux enjeux d’égalité. Il montre que cette fatigue est produite par des mécanismes sociaux imbriqués (comme le patriarcat, les injustices épistémiques, les normes binaires…) et qu’elle a des effets concrets sur les corps, les trajectoires et la santé des minorisé.es. Surtout, l’ouvrage esquisse des pistes de résistance, en appelant à mieux nommer, comprendre et politiser ces formes d’usure pour maintenir les luttes sans s’y épuiser. Au sortir de sa lecture, on repose un livre salutaire parce qu’il déplace le regard : il refuse de mettre sur le même plan toutes les « fatigues » et réintroduit une asymétrie fondamentale entre fatigue des dominé·es et inconfort des dominants. Il permet ainsi de politiser l’épuisement en le replaçant dans des rapports de pouvoir, tout en offrant un langage commun dans un geste d’écriture accessible et efficace.
-Arnaud Alessandrin
Le dernier ouvrage de Vincent Patigniez nous permet de retrouver sa pensée fluide et concise. Le concept de « fatigue de genre » est rendu accessible par une volonté pédagogique affirmée. Apports théoriques et témoignages personnels se font écho tout au long de l’essai, dévoilant ainsi ce que la fatigue de genre engendre au coeur de l’intime de chacun.e. Un livre documenté, militant et nécessaire pour les luttes féministes et queers.
-Une adelphe
Dans cet essai, étayé de témoignages vécus, l’auteur nous invite à penser la fatigue de genre. La multiplicité de ses causes, le poids des injustices encore trop présentes mais aussi ses effets. Le concept de genre trop présent dans l’espace médiatique pour certains ou le wokisme exaspérant pour d’autres nous obligent cependant à ne pas baisser la garde. Pour un engagement selon ses possibilités, safe et respectueux.
-Sev in read (compte Insta)
Dans ce court et très percutant essai, Vincent Patigniez, militant queer et formateur montre les deux facettes de la fatigue de genre : des millitant.es fatigué.es de réclamer l’égalité avec si peu de succès et des réactionnaires fatigués de la prédominance de ces thèmes dans le débat public. En s’appuyant sur un immense matrimoine […] il nous outille pour apprendre à ne pas nous épuiser et faire durer la lutte. Salutaire.
-Vincent Edin
Un outil de réflexion essentiel par Vincent Patigniez. Où commence la fatigue de genre ? À quoi se heurte-t-elle sans cesse? Qu’est ce qu’elle interroge de nous et de notre rapport au monde.
[…] À lire et relire. Vraiment passionnant ! Toujours l’angle qui percute et mobilise autrement notre pensée.
– Une adelphe
Toujours très pertinent, Vincent Patigniez nous propose une réflexion sur la fatigue de genre. Et comme il ne fait jamais les choses à moitié, il nous a aussi pondu un fatiguomètre à télécharger sur son site ! Surveillez donc votre tension militante !
– Dr Kpote
Bonjour Vincent ! J’ai bien reçu et pris le temps de lire ton super ouvrage ! Bravo pour l’ensemble du travail d’analyse et pour avoir regrouper de nombreuses paroles militantes brillantes ! Et quel honneur d’ouvrir ton livre !!!! Étant particulièrement fatigué en ce moment, ta lecture m’a redonné beaucoup d’espoir et d’énergie ! Merci !
– Sébastien Tüller
Ce livre aborde le sujet de la fatigue de genre (dans le travail mais dans toutes les autres sphères de la vie) : la fatigue des personnes LGBTQIA+ concernées par les stéréotypes, les discriminations, le devoir de pédagogie et justification constante concernant leur identité, les comings-outs, les questions pseudo bienveillantes. Le livre regroupe plusieurs témoignages, des points de vue intéressants que je trouve important d’aborder pour débunker les discours qu’on entend dans les médias dominants au sujet des thématiques liées aux genres et aux sexualités « on ne peut plus rien dire », « les thématiques lgbtqia+ sont omniprésentes » « ouin ouin ». La fatigue de genre est légitime, il faut en parler, trouver des solutions, informer. La gender fatigue, cette pseudo fatigue ressentie parce que l’on parle soi-disant trop du genre, est clairement un point de vue privilégié. Encore un grand merci aux éditions Double Ponctuation de m’avoir envoyé ce livre. Et un grand merci à Vincent pour le travail qu’il fournit au quotidien pour informer sur les rapports de dominations et les normes de genre et pour accompagner les personnes queers. Vos travaux et publications respectives sont d’utilité publique, je ne le dirai jamais assez.
– Marie Pierrot, libraire
[…] Un ouvrage qui sera très utile pour celles et ceux qui sont victimes de cette fatigue de genre, mais aussi aux autres pour comprendre les rapports de dominations et les normes de genre qui sont à l’œuvre, et ainsi mieux accompagner les personnes concernées.
– Citoyens et justice
Cet essai sur la « fatigue de genre » tombe juste : il met des mots précis sur un épuisement réel, celui des femmes et des personnes LGBTQIA+ confrontées en permanence aux justifications, aux normes, aux rappels à l’ordre social. Rien d’abstrait ici, mais du vécu, du quotidien, du politique incarné. Recevoir ce type de texte dans un club de lecture féministe, c’est 💜. Ça nourrit les échanges, ça outille les discussions et ça rappelle pourquoi ces espaces existent : pour comprendre, nommer, et tenir ensemble face à ce qui use. Merci pour ce geste et pour la diffusion de ce livre.
– bookclubfeministelesinsolentes
Parfois l’impression d’être épuisé•es face aux normes qu’on vous impose ? Face aux injonctions, aux attentes, aux réponses que vous fournissez patiemment malgré l’envie de tout casser ? C’est un sentiment bien légitime dont vous connaîtrez un peu mieux les tenants et les aboutissants grâce a la lecture de cet ouvrage 😊
– unelectricefeministe
ll y a fatigue et fatigue. En général comme lorsqu’il est question de genre. Peut-on mettre sur le même plan le ras-le-bol du quidam qui trouve qu’on en parle trop, que c’est pénible et artificiel, cette manie de coller des personnages LGBTQIA+ dans toutes les séries, qu’il y a quand même des problèmes plus importants d’un côté et de l’autre l’épuisement des femmes, des personnes trans, des lesbiennes, des gays, des bis, des non-binaires qui doivent se confronter aux discriminations, prendre en charge la « fragilité de genre » des cishets, supporter une charge pédagogique incessante sans en être rétribué.es autrement que par de l’agressivité, militer pour défendre des droits alors qu’on les espérait acquis ? Vincent Patigniez propose très astucieusement un distinguo utile pour traiter les deux faces du backlash : la « fatigue de genre » pour celleux qui luttent jusqu’à l’épuisement parfois pour exister et protéger les droits et la « gender fatigue » pour celleux qui se lassent du sujet et voudraient bien passer à autre chose, soit par manque de concentration soit par réflexe réactionnaire. À partir de ce positionnement conceptuel, il livre un guide très utile, très documenté et très incarné (notamment grâce aux nombreux témoignages recueillis) pour aborder la réalité d’une menace sur nos droits et soutenir les postures et discours qui permettent d’y résister.
– Tata Culture
Recension interactive passionnante sur Humanitelles à partir du livre « Un essai d’utilité publique par les temps qui courent »
Écouter l’émission Les Clitoriciennes consacrée à Vincent Patigniez et à l’ouvrage
On en parle aussi au Québec : dans l’émission L’heure où l’arc-en-ciel se lève
Interview de l’auteur sur Le Cluster
Recension sur Le Café pédagogique
Recension dans ActuaLitté